Matin et soir


MATIN ET SOIR

de Jon FOSSE
traduction de Terje Sinding (Editions Circé)
adaptation, scénographie et mise en scène Antoine Caubet

assistante Marlène Durantau
travail du corps Cécile Loyer (chorégraphe)
lumièreAntoine Caubet et Romain Le Gall Brachet
son Valérie Bajcsa
costumes Cidalia Da Costa
vidéo, photographie Hervé Bellamy
maquillages Magali Ohlman
construction des décors Éric den Hartog et Antonio Rodriguez
régie générale Romain Le Gall Brachet

violoncelle, composition, interprétation Vincent Courtois

avec Marie RipollPierre Baux et Antoine Caubet

Un matin, Johannes naît. Un autre matin, 80 ans plus tard, il se réveille. Avec une drôle de légèreté dans la tête et les reins… Il va pêcher en mer, comme il l’a fait toute sa vie, et tout, sur terre comme sur mer, scintille d’un éclat particulier… Sur la grève, il croise son vieux copain Peter (mais n’est-il pas mort depuis trois ans déjà ?), puis sa fille Signe, qui ne le reconnaît pas et littéralement le traverse !… Mais que se passe-t-il aujourd’hui ?!

Jon Fosse réussit le prodige de rendre sensible, avec les mots les plus simples, ce qui échappe même à la conscience. Parce qu’il est encore trop tôt, quand l’enfant paraît, ou déjà trop tard… Entre matin et soir, naissance et trépas, toute une existence défile avec ses joies, ses douleurs, ses petits miracles et sa banalité. Antoine Caubet revient nous conter à l’oreille cette sublime ode à la vie, avec trois acteurs et un violoncelle…

Du 5 au 24 février 2019
Théâtre de l’Aquarium, La Cartoucherie.

Cioran / Entretien

Cioran / Entretien
d’après Emil Cioran (Entretien avec Leo Gillet)
Adaptation, mise en scène Antoine Caubet

Avec Cécile Cholet et Christian Jéhanin

Théâtre de l’Atalante – Avril 2016
Production Théâtre Cazaril

La Mort de Danton

La Mort de Danton
de Georg Büchner – Traduction Jean-Louis Besson et Jean Jourdheuil

Mise en scène Antoine Caubet
Lumière Jean Opfermann
Photographe Bellamy

Avec Antoine Caubet – Cécile Cholet – Christine Guênon – Olivier Horeau

Festival d’Avignon Off, Théâtre de l’Entrepôt Juillet 2015 
Production Théâtre Cazaril avec le soutien de DRAC Ile-de-France et ARCADI

Œdipe Roi

ŒDIPE ROI de Sophocle
traduction et mise en scène Antoine Caubet

avec
Pierre Baux : Œdipe
Antoine Caubet : Créon
Cécile Cholet, Delphine Zucker : Le chœur – Le coryphée
Éric Feldman : Le prêtre, Tirésias, le messager de Corinthe, le messager du Palais
Clotilde Ramondou : Jocaste
et Jean Opfermann : Le berger

assistante mise en scène : Aurélie Van Den Daele
scénographie et costumes : Isabelle Rousseau
lumière : Jean Opferman, Antoine Caubet
Son : Valérie Bajcsa
Photographe : Hervé Bellamy
atelier costumes : Laetitia Letourneau et Anna Rizza
maquillages : Magali Ohlmann
régie Générale : Jean Opfermann
régie Lumière : Juliette Oger-Lion
régie son : Valérie Bajcsa et Mickaël Françoise

du 13 novembre au 15 décembre 2013, Théâtre de l’Aquarium.

Frappés par la peste, les habitants de Thèbes appellent à l’aide leur roi tant aimé, lui qui les a jadis sauvés des griffes de l’horrible Sphinx. Les oracles sont interrogés : la malédiction divine pèsera sur la ville tant que le meurtrier de l’ancien roi, Laïos, n’aura pas été découvert ! Alors Œdipe se mue en enquêteur et, avec une soif de savoir frénétique, convoque publiquement tous les témoins de cette affaire vieille de vingt ans – alors que lui-même vivait loin d’ici…

On connaît l’histoire : plus le puzzle se reconstitue, plus les preuves s’accumulent pour dénoncer… Œdipe lui-même ! Et plus l’évidence saute aux yeux de tous, moins Œdipecomprend qu’il est à la fois juge et coupable, puisque meurtrier de son père, époux de sa mère et frère de ses enfants. Plus il veut savoir, et moins il sait qui il est lui-même… jusqu’à ce que l’aveuglante vérité lui saute aux yeux.

Œdipe roi est souvent considéré comme la plus parfaite des tragédies grecques, un modèle du genre. D’une composition et d’une écriture effectivement extraordinaires, d’une émotion absolument intacte, ce chef-d’œuvre connu de tous reste néanmoins une énigme (comme Œdipe, qui croit se connaître, en est une pour lui-même) : comment jouer « ça » aujourd’hui, 2440 ans après sa création ?

Antoine Caubet, dans la suite de son Roi Lear 4/87, du Partage de midi et deFinnegans Wake, chap. 1, poursuit ici sa quête d’un théâtre qui s’invente comme en direct, qui interroge notre humanité dans l’immédiateté du face-à-face entre la salle et la scène : une expérience partagée pour une quête commune.

production : Théâtre Cazaril (compagnie conventionnée DRAC  Île-de-France),L’apostrophe (Scène Nationale de Cergy-Pontoise et du Val d’Oise), Théâtre de l’Aquarium,Adami “L’Adami représente les artistes interprètes : comédiens, danseurs, chanteurs, musiciens solistes, chefs d’orchestre. Sa mission est de gérer leurs droits en France et à l’étranger. Elle agit au niveau national et européen pour leur juste rémunération notamment au titre de la copie privée et des nouveaux usages numériques. Elle favorise également l’emploi artistique au moyen de ses aides à la création.“, avec l’aide à la production d’Arcadi Île-de-France et le soutien de la Ville de Paris (aide au projet)

Lucia Di Lammermoor

Composition Gaetano Donizetti • livret Salvatore Cammarano d’après le roman de Walter Scott
mise en scène Antoine Caubet • direction d’orchestre Andrée-Claude Brayer

avec Isabelle Philippe, Juan Carlos Echeverry , Patrice Berger, Jean-Vital Petit, Vincent Billier, Mayako Ito, Marco Angioloni
chœur & orchestre Orchestre du Conservatoire à Rayonnement Régional de Cergy-Pontoise • assistante musicale & à la mise en scène Marie-Edith Le Cacheux 
chefs de chant Hiroko Ishigame, Anne Lise Saint-Amans 
costumes Virginie Merlin • scénographie isabelle Rousseau
conception lumière Jean Opfermann• réalisation des décors Lycée des métiers d’art et du spectacle, de l’industrie et du tertiaire, Jules Verne de Sartrouville

Production L’apostrophe scène nationale de Cergy-Pontoise et du Val d’Oise • soutien & coproductionCommunauté d’agglomération de Cergy-Pontoise, Ville de Gonesse
Création en Mars 2013, L’Apostrophe – Théâtre des Louvrais.

Finnegans Wake – Chap.1

FINNEGANS WAKE – CHAP. 1
D’erre rive en rêvière

d’après Finnegans Wake de James Joyce

traduction Philippe Lavergne (Ed. gallimard 1982)

mise en scène et lumière Antoine Caubet

lumière Antoine Caubet, Pascal Joris
son Valérie Bajcsa et pour le violon Louis-Marie Seveno
photographe, film Hervé Bellamy
pantin Cécile Cholet
costume Cidalia Da Costa assistée d’Anne Yarmola
régie plateau et ombres Yunick Vaimatapako
régie lumière Pascal Joris
régie son Mathieu Bionnet

avec Sharif Andoura

Livre hors piste, Finnegans Wake (publié en 1939) bouleversa la littérature contemporaine. Chacun des dix-sept chapitres est une variation du premier – qui fera à lui seul la matière du spectacle, et qu’on peut résumer ainsi : Finnegan, artisan couvreur, en prise avec l’alcool, sa libido et ses déboires conjugaux, glisse soudain de l’échelle et se casse la bobinette ! Réunis autour de sa dépouille, famille et amis ingurgitent des litres de Guinness et de whisky, et chantent la légende du héros du jour. Et bientôt c’est toute l’Irlande et toute l’histoire de l’humanité, depuis Adam jusqu’au jugement dernier, qui s’invitent au chevet de Finnegan… lequel s’envole dans les airs et va planer au-dessus de Dublin !…

Partant de ce petit conte, où le loufoque flirte avec le dérisoire, Joyce se fait donc griot de l’épopée du genre humain, brassant les civilisations, les cultures et les mythes. Mais Finnegans Wake est aussi un voyage à travers la langue, les langues : Joyce invente ici une écriture totalement inouïe, bricole comme un gosse des « mots-monstres » à base d’anglais, de gaélique, de français, d’allemand, latin, grec et j’en passe, y glisse des onomatopées, des bruits de la nature et tutti quanti ! D’où une écriture abracadabrante et désarçonnante à première vue, qui devient un régal dès qu’on la met en bouche : alors seulement en explose la jubilation profonde et l’invention intarissable, qui ont tant marqué des auteurs aussi divers que Beckett et Novarina, Kerouac et Queneau. Incarnée le temps d’une représentation, elle surgit devant nous comme un langage inédit, étranger et pourtant évident, pour se raconter une histoire commune : la nôtre.

remerciements pour le spectacle : Cliona Chadwick, Éloïse, Ivan Boivin, Gérard Rocher, Lydia Sevette, le Théâtre des Quartiers d’Ivry et pour leurs voix : Benoit, Eléna, Ivan, Mihaly, Paulette, Virginie, Tonio

et pour leur soutien : André Topia et Daniel Ferrer ; l’École de la Cause freudienne et tout particulièrement Jo Attié, Jacques Aubert, Judith Miller, François Regnault ; Gaël Staunton pour le Irish Club ; l’office du Tourisme Irlandais ; le Centre culturel Irlandais ; la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint-Laurent, le Centre culturel Italien, Jean-Marc Valay (The Dubliners) ; l’Ambassade d’Irlande en France 

production Théâtre Cazaril (compagnie associée à l‘Aquarium), Théâtre de l’Aquarium, L’apostrophe, scène nationale de Cergy-Pontoise et du Val d’Oise, Arcadi

Création le 17 janvier 2012, Théâtre de l’Aquarium.

Un Marie-Salope

UN MARIE-SALOPE, RAFIOT POUR ODYSÉE CIEL TERRE MER
De Jean-Paul Quéinnec (Éditions Quartett, déc. 2010)

Mise en scène Antoine Caubet

Avec Cécile Cholet et Christian Jéhanin

Scénographie : Isabelle Rousseau
Son : Valérie Bajcsa
Lumière : Antoine Caubet
Photographe : Bellamy

Nous naissons tous quelque part. Certains y font leur vie, d’autres se déplacent un peu plus loin, mais quelques-uns partent vraiment, ailleurs. Quéinnec invente un de ceux-là, Claude, qui a fui soudain La Rochelle pour Marseille, puis Lille, Paris, Angers, Montréalenfin, et carrément Chicoutimi, froide terre québécoise où il refait sa vie, adopte une enfant. Seulement Claude-leclaudiquant est un nomade, éternellement en transit : il décide soudain de rentrer dans la ville de son enfance, par la mer, en détournant un « Marie-Salope » – ce dragueur chargé de nettoyer le fond des ports pour permettre l’accostage des chalutiers.

De même, l’écriture de Quéinnec fouille et drague la tête de Claude, pour ramener à la surface souvenirs, visages et paysages : déchets enfouis dans la vase de la mémoire, témoins de toutes ces couches géologiques qui fondent la vie d’un homme, d’une époque. Claude repart et revient, se reconstruit et se défait, se libère et se perd, avec une voix pour seul fil d’Ariane, qui s’appelle ici Raymonde – à la fois sœur, mère, femme aimée, chauffeur de taxi ou ange gardien qui le talonne ou le console.

Avec lui, elle cherche le « fin mot de l’histoire » : pourquoi cette incapacité à se poser enfin ? Quelle culpabilité secrète, quel effroi commande à la fuite-marche incessante de cetUlysse d’aujourd’hui ? Flotte quelque part l’image terrible des boat people, de toutes ces populations éternellement déplacées, exilées, rejetées…
Antoine Caubet, artiste associé au Théâtre de l’Aquarium.

Coproduction : Théâtre Cazaril (Cie conventionnée par la Drac Île-de-France), Théâtre de l’Aquarium, avec le soutien de la Mairie de Paris.

Création le 9 mars 2011, Théâtre de l’Aquarium.

Partage de Midi

Partage de midi
De Paul Claudel (version de 1905)
Mise en scène Antoine Caubet

Scénographie et costumes Isabelle Rousseau • Son Valérie Bajcs
Video, photographe Bellamy • Lumières Dominique Fortin
Régie généraleJean Opfermann

Avec : Pierre Baux • Antoine Caubet • Cécile Cholet • Victor de Oliveira.

Claudel est sans merci, ne fait grâce de rien : scrute l’embrasement de la passion entre Yséet Mesa, l’élève puissamment par le verbe jusqu’à la rendre cosmique. Puis laisse s’écraser cette grâce sur « le plancher des vaches », dans l’ordinaire nauséeux des histoires d’amour ratées, sordides et amères…

Amours trahies, corps exsangues au bord de la mort, vies disloquées. Au bout, qu’y a-t-il ? Comment regarder nos vies ? Leur accorder sens, beauté, vérité, quelque chose enfin ?

Claudel triture l’ordinaire condition d’être homme et femme, en demandant beaucoup à la rencontre avec l’Autre, ou plutôt en demandant beaucoup à chacun dans sa rencontre avec lui-même dans l’autre, par la force du verbe.

En 3 actes, Claudel trace le chemin d’un voyage intérieur, du désir à l’extase amoureuse, puis à la faillite. Du hall d’accueil à la grande salle de l’Aquarium, puis de l’atelier de décors à la petite salle, le spectacle propose aux spectateurs un voyage, au sens propre, un déplacement de la représentation de soi-même.

Antoine Caubet

Création au Théâtre de l’Aquarium, Mars 2010.
Coproduction : Théâtre Cazaril, La Comédie de Saint-Etienne, Théâtre de l’Aquarium.

RL 4/87

RL 4/87
d’après Le Roi Lear de William Shakespeare
Traduction Jean-Michel Déprats
Mise en scène, adaptation Antoine Caubet

Avec : Antoine Caubet • Cécile Cholet • Christine Guênon • Olivier Horeau

Création à l’Espace Louis Jouvet (Rethel) le 18/05/2009

Photos des répétitions. © Bellamy

Coproduction : Théâtre Cazaril, CCAS et la participation du Festival Escapades.

Chantier Naval

Chantier naval de Jean-Paul Quéinnec
Mise en scène Antoine Caubet • Assistante Adél Kollàr
Scénographie et costumes Isabelle Rousseau
Création des marionnettes et travail de manipulation Bérangère Vantusso
Lumières Eric Soyer • Son Valérie Bajcsa
Maquillages Sophie Niesseron • Régie générale Yvan Boivin
Photographe Bellamy

Avec : Cécile Cholet • Mireille Guerre • Olivier Horeau • Charles-Eric Petit • Hamid Remas • Emmanuel Texeraud • Laetitia Vitteau

Ma Cousine, jeune fille de grande banlieue parisienne ayant mangé trop de hamburger et trop regardé la télé, « des pieds comme des palmes », pense à Tata Raymonde, la communiste, figure tutélaire et énigmatique de la famille. Elle lui avoue en secret qu’elle vole chez Carrefour, c’est sa révolte à elle, elle n’arrive pas à comprendre les communistes ; mais aujourd’hui elle s’est fait prendre la main dans le sac, elle est relâchée, et affolée elle fuit sa banlieue jusqu’à La Rochelle, berceau de sa famille. Elle arrive au port de La Repentie et hop ! saute, et descend dans l’eau noire du port, devient une sorte de sirène qui nage et parle sous l’eau, régénérée par ce soudain changement de monde.

À La Rochelle, dans le quartier de La Pallice, rue Thomas Paine, vit une famille de chaudronniers des chantiers navals. Depuis des années, le chantier réduit la main d’œuvre jusqu’à peau de chagrin, et cette nuit-là, très tôt comme à l’accoutumée, François, son frère Lili, ses deux fils Claude et André vont saborder le superpétrolier qu’ils remettent à neuf et couler avec lui. Nine, serveuse dans un bar du port, les rejoint pour un ultime dialogue avec son époux André. Bientôt l’énorme carcasse sombre sous les yeux de la population de La Pallice qui s’est déplacée sous les harangues de Tata Guiguite, la sœur de François, au courant du projet. Tandis que les hommes se noient, les trois femmes, Ma Cousine qui a vu depuis le fond de l’eau le superpétrolier s’enfoncer, Nine qui s’échappe à temps du bateau et Tata Guiguite, décident d’aller réveiller Jacques, le dernier homme de la famille, trop saoul ce matin-là pour suivre son père et ses frères dans leur sacrifice.

Jacques n’est pas, n’est plus « de » la classe ouvrière, n’en veut plus, ne sait plus, veut rêver, veut boire et se laisser rêver. Les femmes l’exhortent à regarder, à être là avec elles au bord de l’eau qui engloutit leur famille et leur travail, leur vie.

Tous quatre partent alors, vers un ailleurs à 6000km de là, vers un pays comme une page blanche où une nouvelle vie doit s’inventer, tenter de s’inventer en contant la mémoire de leur vie.

Texte épique, légende de l’aventure contemporaine de la classe ouvrière, des métiers de la mer, Chantier naval est un poème dramatique qui raconte ce qui deviendra une très vieille histoire d’un moment de l’humanité. Cela aujourd’hui, sous nos yeux, dans nos oreilles.

Antoine Caubet

Production : Théâtre Cazaril, Théâtre Dijon Bourgogne, avec le soutien de Théâtre des Bernardines et FIJAD.

Théâtre Dijon Bourgogne du 28/02/2006 au 10/03/2006