Extraits de presse

À propos de… (presse)

Labyrinthes et de la résidence au TGP

“Pour le metteur en scène et les comédiens, le propos de l’exercice se résumait à ces questions essentielles : Pourquoi fait-on du théâtre et en quoi nous est-il si cher ?” 

                 (Le Journal de Saint Denis, décembre 94) 

Ambulance / Gregory Motton

“Caubet semble dire qu’on ignore tout de la vie qu’on vit. Au détour d’une réalité bouffée par la fiction et d’un langage non dénué d’humour (noir) qui hurle son désenchantement dans une ivresse généralisée, Caubet ouvre les plaies mais ne referme pas les blessures.”             (La Terrasse, 5 avril 95)

“Avec ce reste d’humanité qui chute en vase clos, Antoine Caubet construit un univers lyrique. Un rêve en couleurs, loin de tout réalisme.”     (Nova Mag., avril 95)

D’erre rive en rêvière  /Finnegans Wake de Joyce

“Si le fou persistait dans sa folie, il deviendrait sage.” 

(William Blake cité à ce sujet par Le Pavé, 20 mai 99)

“On se souvient de la lecture publique du premier chapitre de Finnegans Wake, donnée par Antoine Caubet dans le cadre des “Informelles” 98. Comment soudainement la langue de Joyce parut limpide. Lorsque le petit-fils de Joyce donne son veto à toute exploitation du texte qui s’appuierait sur cette traduction (Gallimard), Antoine Caubet répond à sa manière : puisqu’il y a empêchement, il jouera cet empêchement.”        (La Marseillaise, 20 mai 99)

“Caubet est une bête de scène, un colosse généreux qui transforme le non-dit en acte très présent. Chaque silence, chaque geste, même faussement réitéré, comme avec cet enfant-pantin tombant du ciel, est une performance sensible et émouvante. (…) Si Caubet prouve ici qu’un texte est indispensable au théâtre, il rappelle aussi que l’acteur, une fois la lumière baissée, en est l’unique vecteur.”

(La Provence, 24 mai 99)

             

              Campagne dégagée, selon Woyzeck de Büchner

Woyzeck est composé fragments à entendre comme autant d’éclats d’un cerveau allant à la folie. Ce qui importe ce ne sont pas les personnages et l’histoire mais que chaque parole venant de chacun des personnages soit comme un “morceau” du cerveau de Woyzeck. Sur le plateau, une voix dit les paroles de tous les personnages, son corps est visible dans l’ombre. Et derrière cette ombre vivante qui est mémoire, un homme reçoit ce texte dans son corps, l’accompagne, en dépose les traces sur le plateau, dessine la matière théâtrale du poème. Ce spectacle est, au sens propre du terme, une fantaisie.”                   (France Culture, Sept 2000)

                 Sur la grand’route / Tchékhov

“Antoine Caubet a choisi d’emprunter le chemin escarpé qui consiste à ne pas ajouter à la pièce une dramaturgie qui justement fait défaut. Tout dans le spectacle baigne dans une lumière égale. Aucun personnage n’a de préséance. Et même rien pratiquement ne se passe. Et pourtant, très délicatement, quelque chose enfle, se dessine, dans un esprit comparable à celui du théâtre oriental. Une suspension fragile, une tension infime qui se développe sans vraiment se dénouer.” 

(Hugues Le Tanneur, Le Monde 23 janvier 02)

“La mise en scène de Caubet réside dans cette volonté de traiter des questions les plus lourdes avec légèreté, en transparence, d’un trait fin et superficiel.” 

(La Montagne, 13 mars 02)

“Un théâtre du presque rien centré sur la présence et l’écoute. Antoine Caubet a dirigé ses acteurs tout en retenue, dans un dépouillement de jeu d’une infinie précision, presque sur un fil pour mieux approcher ce point de bascule, si poignant chez Tchékhov, où le détail se fait état du monde.” 

(Maïa Bouteillet, Libération 29 octobre 01)

La Mi-temps / Jean-Paul Quéinnec

“ Ce second texte-le premier édité- est celui qu’explore aujourd’hui Antoine Caubet (..) avec la subtile écoute d’un grand lecteur de Joyce.“

(Maïa Bouteillet, Libération 11 mai 2004)

“Dans ses enjeux et sa démarche, la mise en scène d’Antoine Caubet est l’exemple parfait de ce théâtre de recherche que Robert Cantarella souhaite promouvoir avec son  festival (…) : « passer du temps à proposer d’autres représentations pour rendre heureux les chercheurs en intelligence ». “

(Patrick Sourd – Les Inrockuptibles  mai 2004)

… Les Fusils de la Mère Carrar / Brecht

Qui dit baroque pense jésuites. Ils firent beaucoup pour le théâtre à l’heure de la Contre-Réforme. Brecht aussi s’est réclamé d’eux, pour son théâtre d’une conviction à forger avec les armes de l’intelligence. On se le rappelle devant les Fusils de la mère Carrar (1937), que met en scène Antoine Caubet. Comment l’héroïne têtue, en deuil déjà de son mari et qui craint pour la vie de ses fils, finira-t-elle par donner à son frère les armes cachées pour lutter contre les troupes de Franco ? Antoine Caubet, qui est aussi acteur (un Golo d’envergure dans Pelléas et Melisande monté par Alain Ollivier), s’est souvenu que Brecht est parti d’une pièce de Synge, Cavalier de la mer, au cours de laquelle une mère cherche à garder auprès d’elle le dernier de ses fils, les autres ayant péri noyés. La scénographie (Isabelle Rousseau) tient de l’épure. Pas d’accessoires, rien que des signes. La scène est lieu de débat. Vitez réclamait « un théâtre des idées ». En voilà. Le curé (Hamid Remas), la voisine (Clotilde Ramondou), le frère (Eric Laguigné), le fils cadet (Benoît Carré), la fiancée de l’aîné parti pêcher (FannyMary) autour de la mère (Elisabeth Moreau, rousse, jeune, tendue comme un arc, pas un calque de Weigel, qui immortalisa la partition) argumentent pour ou contre la résistance au fascisme. Le souvenir de Synge a comme dicté l’aspect du groupe, ses attitudes sans pathos ; sorte d’étrange symbolisme d’ordre politique, au fond. Les jésuites eurent la casuistique, Brecht la dialectique. On se le dit face à cette représentation fermement maîtrisée, au demeurant non démonstrative, qui parvient à une espèce de tragique historique placé sous le feu des armes de la raison. N’oublions pas que Brecht, sur la fin, prétendit être « le dernier écrivain catholique ». Ce travail rigoureux, d’une simplicité savante, nous convie à penser sur un mode fraternel, agite devant nous les questions de l’action inéluctable, pèse le pour et le contre sur la balance des émotions aiguillée par l’appartenance de classe. Ce n’est pas tout à fait antédiluvien.

(Jean-Pierre Léonardini – L’Humanité 24 janvier 2005)

(…) Sous des éclairages crépusculaires, comme en noir et blanc, c’est incompréhensible, mystérieux. Et silencieusement bouleversant.

(Telerama- Fabienne Pascaud

9 novembre 2005)

(…) À travers une succession de tableaux faisant preuve d’une savante lenteur, Antoine Caubet élabore des compositions géométriques et rigoureuses : c’est remarquablement mis en scène.

(La Terrasse- M.Piolat Soleymat

7 Novembre 2005)

… Chantier Naval / Jean-Paul Quéinnec

(…) Le chœur final, avec ses fantômes sublimes, tout en drôlerie, en tendresse et en nœuds au ventre, et dénué de toute acrimonie, suffit à faire de Chantier naval une œuvre qui, comme un monde qui s’effondre, marquera pour longtemps la mémoire de ceux qui l’ont vécue…

(Denis Bonneville – La Marseillaise 

12 Avril 2006)

… Roi Lear 4/87 / Shakespeare

              

               Les maîtres du plateau Antoine Caubet, Cécile Cholet, Christine Guênon et Olivier              Horeau sont tendus de conviction inspirée, aériens et terriens, proches des spectateurs, assis  ou debout à leurs côtés. » 

(Véronique Hotte – La Terrasse déc 2009)

                 

                (…) La mise en scène d’Antoine Caubet épouse à la perfection les méandres de cette trame ici dépouillée de tout superflu, jusque dans la distribution. (…) Caubet met en scène un roi Lear monté sur ressorts avec la complicité de ses compagnons de jeu dont la fougue et le plaisir de jouer sans autre accessoire que leur corps et leur voix font merveille. »

(Marie-José Sirach – L’Humanité  déc.2009)

               C’est précisément sur cette puissance poétique du texte, sur sa capacité à susciter l’imaginaire et la sensibilité du spectateur, que s’appuie la dramaturgie, d’une extrême cohérence, d’Antoine Caubet qui, avec une rare maîtrise de la complexité des événements, dégage les parcours et les évolutions des personnages. Sans tentation d’actualiser la pièce, de la réduire à une prétendue modernité, Antoine Caubet met en jeu et nous implique dans ce théâtre du monde qui est le nôtre. Un spectacle à ne pas manquer. »

(Irène Sadowska Guillon – Le théâtre du blog déc.2009)

                    

          … Le Partage de Midi / Paul Claudel

         La version qu’en donne Antoine Caubet est de chair et de sang, tout autant que    d’esprit, d’une énergie bouillonnante et rageuse qui ne s’interdit pas l’humour – c’est rare. Il empoigne Claudel avec force et le hisse à un rare niveau de fièvre…  

                    (Nedjma van Edmond, Le Point avril 2010)

            (…) Ce spectacle offre toutes les qualités d’une signature profonde et personnelle :    une mise en scène tranchée qui oppose clarté et obscurité, moments de silence et beauté du vers claudélien, assauts de la chair et revendication de l’esprit.

(M. Piolat Soleymat – La Terrasse- mars 2010)

            (…) Innovante, magnifique, mais aussi très exigeante, cette création est assurément mémorable, tant elle unit sublimement le texte, le corps et l’espace du théâtre.

(Emmanuel Arnault- Les Trois Coups avril 2010)

         … Finnegans Wake – Chapitre1 /James Joyce

(…) Rares sont les interprètes de cet acabit, rares sont les spectacles de cette qualité. Force est de saluer toutes ces audaces, et d’admettre que le théâtre est un art d’excellence lorsqu’il offre l’expérience d’une telle expérience esthétique.

(Catherine Robert – La Terrasse fev. 2012)

(…) Un exceptionnel exemple de théâtre d’art.

(Jean-Pierre Leonardini – L’Humanité fev. 2012)

(…) C’est exactement la métamorphose du texte en souffle et voix de l’acteur qui est donnée à voir et à entendre. Embarquement immédiat à l’Aquarium !

(René Solis – Libération fev. 2012)

 … Œdipe Roi  / Sophocle

            Dans un dispositif dépouillé, Antoine Caubet met en scène la tragédie de Sophocle  comme un conte qui exalte la parole et les émotions. Avec un usage parcimonieux de la lumière, la création de clairs-obscurs, la proximité des comédiens eux-mêmes installés sur des gradins de bois, l’histoire d’Œdipe devient la nôtre.

(S. Bernard-Gresh – Telerama  20 nov. 2013) 

(…) Par cette version réussie et imaginative (notamment avec les chœurs), Antoine Caubet confirme un talent qui saute aux yeux.

(Marianne – Jack Dion – nov. 2013)

L’expérience s’avère concluante,  justement parce que n’est pas quêtée la singène de l’antique mais qu’on se situe résolument dans un large entre-deux de civilisation.

(J.P Leonardini – L’Humanité 9 déc. 2013)

Ça touche et ça remue. Ça ne laisse pas indemne. Quelle belle sensation que de sortir d’un spectacle qui fait crépiter les sens et le cerveau. Beauté et intelligence sont résolument synonymes de plaisir !

(Julia Blanchi – Theatrorama 25 nov. 2013)

             … La Mort de Danton / Büchner

            (…) C’est un grand moment de théâtre auquel nous assistons. Nous ne sommes pas dans le divertissement mais dans l’exigence d’un texte ardu impeccablement adressé. Quatre acteurs exceptionnels interprètent cet événement sanglant de notre histoire. 

(Marie-Do Moracchini – La Marseillaise juillet 2015)

            (…) Sur scène, quatre comédiens remarquables dont je dois souligner l’unité théâtrale. Ils épousent le texte avec une voracité jubilatoire, ne laissant personne indifférent dans l’assistance. Un grand moment.

(Pier Patrick – Reg’Arts juillet 2015)

        … Cioran/Entretien /Cioran

(…) Mais dans cet exercice étonnant qui ouvre de façon sensorielle plus qu’intellectuelle une fenêtre sur l’œuvre d’Emil Cioran, le plus frappant est cet instant où une salle entière de spectateurs attentifs scrute une toupie tournoyant sur une table jusqu’à ce qu’elle se couche et s’immobilise… Imaginez ces regards d’enfants suspendus à ce jouet seul en scène. Un instant qui plonge en acte tout le public dans l’absurde et l’insensé. Un instant qui aurait sans doute fait beaucoup rire Cioran.

(Bruno Fourgniès – Reg’Arts avril 2016)

(…) En 1h20 nous assistons à un moment unique de théâtre, par l’aspect confidentiel d’une mise en scène et d’une interprétation remarquables et toutes en nuance.

(V.Hotte – La Terrasse avril 2016)

(…) C’est fin, léger et drôle. Incroyable mais vrai, c’est du Cioran !

(Jeanne de Basher – Theatre-actu  avril 2016)